L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s3.t2.49
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s3.t2.49
- Language
- French
v1.c7.s3.t2.49
détachés (fig. 194 et 197) et qui, peut-on ajouter, est celui qui conviendrait le mieux à une frise bien ordonnée. Le *Mahâbhiniṣkramaṇa-sûtra*, d'après la traduction anglaise que S. Beal a donnée de sa version chinoise, place au contraire la rencontre du coupeur d'herbe avant celle du Nâga Kâlika, et il semble que les sculpteurs de Boro-Boudour aient fait de même¹. Cette interversion des épisodes risque, si l'artiste n'y prend garde, d'avoir le grave inconvénient de rompre le fil du récit. Puisque le Bodhisattva prend l'initiative de demander au pauvre ramasseur de fourrage une poignée d'herbe, c'est apparemment pour s'en servir, et l'on aimerait à connaître aussitôt l'usage qu'il en va faire. D'autre part, cette aumône ne trouve, comme nous verrons, sa destination qu'au pied même de l'arbre de la Science. Dès lors, il n'y a plus de place pour