L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s3.t2.52
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s3.t2.52
- Language
- French
v1.c7.s3.t2.52
intercaler l'épisode du Nâga, du moins en tant que scène séparée, entre le don de l'herbe et son emploi, ce dernier étant synonyme de l'arrivée au Bodhimanda : nous aurons à nous en souvenir tout à l'heure. Pour le moment, nous nous bornons à constater que la frise de Boro-Boudour, ayant placé l'hommage du Nâga après l'offrande de Svastika, a renoncé du même coup à nous montrer quelle pouvait bien être la raison de cette dernière. C'est ce que nous voyons, au contraire, figuré fort clairement sur un fragment à deux compartiments de Lahore (nº 384). Le panneau de droite (fig. 198) nous fait tout d'abord assister à l'entrevue de Gautama et du Çudra. Toujours vêtu à la mode des gens de basse caste, ce dernier a gardé sa pose obligeante, mais ses deux bras sont malheureusement brisés. Le tas d'herbe est traité d'un ciseau beaucoup plus souple que sur la figure 197, où il semble de bois. Le même cortège de divinités accompagne le Prédestiné : Vajrapâni a pris