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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s3.t2.7

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s3.t2.7

Language
French

v1.c7.s3.t2.7

L'ENTREVUE AVEC BIMBISÂRA. — Sur une frise d'inspiration purement livresque, comme celle de Boro-Boudour, on retrouve, délayée en vingt-sept tableaux, cette partie de la relation du *Lalita-vistara*¹; mais il va de soi que nous ne pouvons prétendre en rencontrer autant dans l'art du Nord-Ouest de l'Inde. Occupons-nous tout d'abord des incidents qui se placent entre le moment où le « religieux Gautama », pour lui donner son nom véritable, se met en quête de la vérité et celui où, pendant six ans, il la cherche vainement au fond des mortifications les plus cruelles. D'après le guide archéologique du *Divyâvadâna*, ces épisodes sont au nombre de trois : aussitôt après le lieu de « l'échange des vêtements », Upagupta montre en effet à Açoka : 1° celui où le Bodhisattva fut invité par Bhârgava à partager son ermitage; 2° celui où il fut invité par le roi Bimbisâra à accepter la moitié de son royaume; 3° celui où il se rendit près des ṛiṣis Ârâḍa et Udraka. M. Windisch insiste tout particulièrement sur le fait que la seconde de ces scènes, que les plus anciens documents, comme le *Mahâvagga*, placent nettement après la Sambodhi, a été reportée avant cet événement. Cette transposition est déjà chose faite dans le *Sutta-nipâta*, où l'entrevue avec Bimbisâra signale même les débuts de l'ex-prince dans la mendicité. Elle s'explique aisément pour des raisons purement littéraires : du jour où un diascévaste bouddhique s'est avisé après coup que Gautama avait dû passer, sur sa route vers le lieu de l'illumination, par la vieille capitale du Magadha, il devait forcément s'ensuivre qu'il avait déjà reçu au passage les hommages du roi régnant. Aussi le *Lalita-vistara* donne-t-il à tout son chapitre le titre de *Bimbisâropasaṃkramaṇa*, tandis que le *Buddha-carita* consacre deux chants entiers à la « visite » du même royal personnage. Il va de soi que le *Mahâvastu* fait chorus avec eux : mais peut-être est-il plus intéressant, au point de vue archéologique, de constater que cela ne l'empêche pas plus que le *Divyâvadâna* d'enregistrer encore plus loin une seconde entrevue avec Bimbisâra, laquelle se passe après la Sambodhi¹.

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