L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s3.t3.11
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s3.t3.11
- Language
- French
v1.c7.s3.t3.11
Soldats et démons ne sont que de simples comparses : quel aspect revêtent les deux adversaires en présence? Il ne serait pas moins intéressant de le savoir. Or l'analogie des figures 201, 204 et du fragment de Calcutta auquel nous venons de faire allusion nous permet, semble-t-il, de reconnaître régulièrement Mâra, à la gauche du Bodhisattva, sur la partie droite du panneau. Le bas-relief de Calcutta nous le montre, à côté de son char, encore debout, mais déjà s'affaissant sur ses jambes et soutenu par un de ses partisans. En sa qualité de divinité, il porte l'ordinaire costume royal et même le nimbe. Sur les figures 201 et 204, de travail plus médiocre, nous le retrouvons à la même place, seulement équipé pour la guerre et faisant le geste de retirer son épée du fourreau; de plus, son assistant semble moins le soutenir que le retenir dans son attaque. Il se peut que la seconde interprétation ait donné naissance à la légende, qui veut qu'un ou plusieurs bons fils de Mâra se soient vainement efforcés de détourner leur père de sa folle entreprise. Quoi qu'il en faille penser, ce même Mâra (le procédé n'a plus rien qui nous étonne) se présente à deux reprises sur la FIG. 202-204. — FRAGMENTS DU MÊME SUJET (PIÈCES RAPPORTÉES). Fig. 202. Partie gauche. Musée de Lahore, n° 538. Hauteur : 0 m. 56. Fig. 203. Partie médiane. Musée de Calcutta (1895). Largeur : 0 m. 25. Fig. 204. Partie droite. Musée de Lahore, n° 543. Hauteur : 0 m. 43.