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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s3.t3.15

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s3.t3.15

Language
French

v1.c7.s3.t3.15

figure 201; la seconde fois, déjà vaincu et fléchissant sous le poids de sa défaite, il est debout à la droite du Bodhisattva. C'est cette place que lui aurait définitivement assignée la tradition, si nous en croyons les dires de Fa-hien, vérifiés par les exemples de Bénarès (fig. 209 b), de Mardân et d'Ajaṇṭâ, et d'après lesquels il aurait assailli le Prédestiné du « côté du sud », c'est-à-dire de droite, tandis que ses filles l'abordaient du « côté du nord », c'est-à-dire par sa gauche¹. Nous sera-t-il permis de regretter à ce propos que, sur aucune de ces répliques, nous n'apercevions de représentation qui ressemble à la saisissante description des textes² : « Et Mâra le Pire, triste, découragé, le cœur brûlant d'une secrète blessure, songeait à l'écart, en traçant avec une flèche des lignes sur le sol : « Ce religieux Gautama va triompher de mon empire. » Aucune même ne donne comme arme à Mâra l'arc qui convient si bien au dieu de l'amour, dans la mythologie indienne aussi bien que la grecque, et que lui prête toujours, depuis le Buddha-carita, l'iconographie postérieure (cf. fig. 209 b et 205). Sur cette stèle cambodgienne, originaire d'Angkor, et qui lui attribue plusieurs bras et plusieurs têtes, exactement comme au Râvaṇa des bas-reliefs brahmaniques voisins, on voit voler les flècles qu'il décoche au Prédestiné avant que son éléphant ne s'effondre et ne le culbute; et, ainsi qu'il est écrit, leurs pointes se garnissent de fleurs.

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