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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s3.t3.52

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s3.t3.52

Language
French

v1.c7.s3.t3.52

L'une d'elles (fig. 212), originaire de Sikri, doit d'être la plus claire, tant à sa simplicité qu'aux précisions qu'elle tire du voisinage des panneaux appartenant à la même frise et exécutés par le même sculpteur. Le Buddha, assis au milieu, esquisse de la main droite un geste bienveillant, sans se déranger autrement de son rêve. Dans le ciel, quatre divinités l'adorent ou lui jettent des fleurs : peut-être devons-nous les identifier, en dépit de la banalité de ces figurants partout et toujours répétés, avec les quatre gardiens du Monde (cf. plus haut, fig. 210). Aux côtés du Maître, sur la terre, deux autres dieux, également debout et nimbés, élèvent vers lui leurs mains unies; pareils aux suppliants de la figure 145, ils ne s'approchent du Buddha qu'après avoir, en signe de respect, rejeté leur manteau sur l'épaule gauche de façon à laisser la droite entièrement découverte (*ekâmsam uttarâsaṅgam kṛtvâ*) : et ainsi leur tenue et leur geste sont entièrement d'accord avec leur humble fonction de solliciteurs. A la droite du Bienheureux se tient Indra, la tête comme toujours couverte d'un