Pramāṇa · Search · About · API

L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s3.t3.79

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s3.t3.79

Language
French

v1.c7.s3.t3.79

La disposition des moines est d'ailleurs des plus variables, et ce flottement seul nous ferait vite sentir, si nous ne le devinions d'avance, où le bât blessait nos sculpteurs. Pour des artistes aussi amoureux de symétrie, il n'était pas peu gênant de distribuer cinq auditeurs d'une même bande autour de la figure centrale du Maître sans rompre l'équilibre de la composition. A la vérité, en y joignant Vajrapâṇi, ils obtenaient un nombre pair d'assistants; mais il faut croire qu'il leur répugnait d'admettre ce personnage sur un pied d'égalité avec les cinq premiers saints ou *arhat*. Toujours est-il que, forcés de placer deux moines d'un côté et trois de l'autre, ils leur ajoutent le plus souvent au moins trois personnages d'autre sorte, pour porter à quatre le nombre de chaque camp. Dans deux cas, sur la figure 208 *c* de Lahore et le n° G. 32 de Calcutta (1. *M. I.*, pl. 80 et 147, 2), l'assistant debout derrière l'épaule gauche du Buddha est une femme : nous ne serions pas peu embarrassé pour savoir qu'en faire, si les sources où a puisé Sp. Hardy ne nous apprenaient qu'elle n'est autre que l'incarnation de la nuit merveilleuse qu'il faisait en cette occasion : « Et, pour vénérer le