L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s5.4
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s5.4
- Language
- French
v1.c7.s5.4
Il peut être curieux, mais non point surprenant, de remarquer que le texte le plus important que nous possédions sur la fin du Maître, le *Mahâparinibbâna-sutta*, finit exactement sur ce même thème et après avoir successivement traité les trois mêmes phases du sujet. Cette constatation ne fait que confirmer une fois de plus le fait, déjà maintes fois reconnu par nous, qu'une tradition identique se retrouve à la base des documents écrits aussi bien que figurés. A la rédaction pâlie de ce *sûtra*, dont la version sanskrite est perdue, se ramènent, sauf des variantes insignifiantes, les récits birmans, singhalais et tibétains traduits par Bigandet, Sp. Hardy et Rockhill. Nous pourrons trouver à l'occasion quelques suggestions utiles dans les compilations plus tardives de Schiefner et surtout dans le compte rendu que Fa-hien et Hiuan-tsang nous donnent de ces mêmes épisodes, d'après les monuments qui subsistaient encore de leur temps au lieu traditionnel de Kuçinagara. Mais la plupart de leurs données nouvelles — notamment celles qui se rapportent à la triple réapparition qu'aurait faite le Buddha alors qu'il était déjà mis en cercueil — sont totalement ignorées de nos bas-reliefs, et l'on ne peut douter que ces imaginations, d'ailleurs contraires à la doctrine et plus que suspectes, ne soient postérieures à la création des motifs gréco-bouddhiques. En résumé, c'est au texte relativement le plus ancien que nous ayons conservé, c'est-à-dire au *Mahâparinibbâna-sutta*¹, que nous devrons emprunter, pour ainsi parler, presque toute la lettre de nos gravures.
Linked texts (1)
- Mahāparinibbānasutta — Pāli