L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s5.t1.7
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s5.t1.7
- Language
- French
v1.c7.s5.t1.7
Enfin les sculpteurs gréco-bouddhiques disposent habituellement à côté un ustensile nettement indigène et qui n'a rien de commun avec l'antique trépied. C'est une sorte de faisceau à trois branches auquel est suspendue une gargoulette (dans l'Inde, on dirait une souraï) à faire rafraîchir l'eau : sur certains exemples, on distingue les mailles du filet où est contenu le vase; sur d'autres il paraît enveloppé d'un linge, mais nulle part il ne semble qu'il faille songer à une outre oblongue, laquelle serait impure (cf. fig. 277, 279 et 281-282). Nous ne risquons guère de nous tromper en voyant dans cet accessoire l'indice que nous sommes au chevet d'un malade. Il rappelle que le Maître souffre d'une attaque de dysenterie depuis qu'il a mangé de l'indigeste viande de porc offerte par Cunda le forgeron : peut-être même évoque-t-il plus expressément encore le souvenir que, pour calmer la fièvre qui le dévore, par trois fois il a dû demander de l'eau à Ânanda¹.