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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s5.t2.2

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s5.t2.2

Language
French

v1.c7.s5.t2.2

L'ENSEVELISSEMENT. — Les bas-reliefs actuellement connus de nous ne nous font pas assister au premier de ces rites consacrés; nous inclinerions toutefois à en voir tout au moins un rappel sur la figure 284, où le visage même du Buddha est complètement recouvert comme d'un suaire. Ce dernier représenterait à lui seul les cinq cents pièces d'étoffe, séparées par autant de couches d'ouate, dont on aurait successivement enveloppé le corps et dont le feu du bûcher n'aurait miraculeusement respecté que deux, la plus intérieure et la plus extérieure. Le récit birman parle également d'un drap magnifique qu'une sainte femme de Kuçinagara aurait jeté sur le cadavre et sous lequel ce dernier transparaissait « beau comme une statue d'or »¹. L'unique linceul de Mallikà est ici plus vraisemblable au point de vue plastique; au point de vue légendaire, l'emmaillottage de la momie serait un fait plus important. Mais il n'y a pas que l'embarras de choisir : on pourrait encore objecter à l'une et à l'autre identification une difficulté en apparence des plus graves. Dans aucune des versions écrites de la légende, l'ensevelissement et la crémation du Buddha ne sont censés se passer au même lieu que son *Parinirvâna* : c'est justement au cours de la procession solennelle qui conduisit son corps d'un endroit à l'autre que la pieuse veuve du général des Mallas aurait fait l'offrande de son voile. Or, l'auteur de la figure 284 a si peu dans l'esprit un épisode suivant accompagnant cette translation des restes, qu’il reproduit scrupuleusement tout le décor habituel de la scène de la mort... L’objection ne porte pas. Assurément tous les textes connaissent ce déplacement funèbre et la tradition locale de Kuçinagara l’a encore confirmée à Hiuan-tsang : mais, le plus souvent, nos artistes n’en ont eu cure. C’est ainsi qu’ils

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