L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s5.t2.25
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s5.t2.25
- Language
- French
v1.c7.s5.t2.25
candeur : « et les Mallas de Kusinârâ, eux aussi, éteignaient le bûcher du Bienheureux avec de l'eau de toutes senteurs ». D'après le *Dulva* tibétain, c'est du lait qu'ils auraient employé à cet usage¹. Le geste, du moins, est clair sur nos bas-reliefs. De chaque côté du bûcher un Malla, debout, dans son costume de cérémonie funèbre, déverse sur les flammes, au bout d'une sorte de fourche, le contenu d'une cruche ronde; la longueur de la perche lui permet de rester à distance du trop ardent foyer (fig. 287; cf. fig. 290 a, 298 b et 299 a). Ce petit détail, sans doute emprunté aux pratiques en vigueur, ne manque pas de pittoresque. En ce cas encore, de toutes les versions d'un même sujet, nos sculpteurs nous ont conservé la plus simple et la plus naturelle. Peut-être en faut-il faire honneur aux nécessités de leur métier plus qu'à leur humeur rationaliste : mais nous devons constater une fois de plus qu'ils ne sont pas grands amateurs de merveilleux.