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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v1.c7.s6.t3.5

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v1.c7.s6.t3.5

Language
French

v1.c7.s6.t3.5

Ainsi, toute tendance d'apparence archaïsante, loin d'être une preuve d'antiquité, serait seulement une marque de l'« indianisation » croissante qu'ont subie aussi bien les bas-reliefs à légendes que les motifs décoratifs. On peut voir ce mouvement se dessiner au Gandhâra même, avant de le suivre dans les imitations indiennes des créations gréco-bouddhiques : car nous savons que celles-ci se colportèrent peu à peu dans toute la péninsule; et ce qui fait le caractère mixte de l'école de Mathurâ, c'est qu'en raison de sa situation géographique elle fut la première envahie par les procédés de l'art nouveau et servit d'intermédiaire naturel entre lui et le reste de l'Inde. Mais si la théorie a pour elle toutes les vraisemblances historiques actuellement valables, il ne faut pas s'exagérer les services qu'elle peut rendre dans la pratique : vraie en général pour l'ensemble des œuvres, elle risque de s'appliquer à faux en ce qui concerne chacune d'elles en particulier. On voit à quel vague prudent, ici comme plus haut (cf. p. 258), elle nous réduit : elle nous échapperait si nous voulions la presser davantage.