Pramāṇa · Search · About · API

L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s1.t2.8

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s1.t2.8

Language
French

v2.c14.s1.t2.8

Nous reconnaissons là un procédé renouvelé de l'ancienne école indienne (fig. 468) : la seule différence est qu'au Gandhâra le chaperon est presque toujours simple même chez les Nâgas¹, tandis qu'à Barhut, à Sânchi et à Amarâvati, il ne l'est que chez les Nâgis; d'autre part, lors même que le cou de serpent part de la naissance des reins et s'enroule sur lui-même avant de s'épanouir en capello, les replis n'en sont pas visibles des deux côtés du corps comme sur les images de Mathurâ (fig. 467) A ces détails près, le type est visiblement emprunté à l'Inde centrale: mais il ne faudrait pas croire que cette conception fût étrangère au folk-lore du Nord-Ouest. Hiuan-tsang a recueilli en Udyâna l'histoire d'une jeune Nâgi qu'un roi du pays avait épousée pour sa beauté et à qui le chaperon de cobras issait fort inopportunément de la nuque au milieu des ivresses de l'amour². Car, soit dit en passant, les unions entre humains et Nâgas ne sont pas rares dans la légende, et, de tous les sujets d'Alexandrie, les Indiens auront été les moins surpris d'apprendre qu'il était le fils d'un serpent³.