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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s1.t4.7

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s1.t4.7

Language
French

v2.c14.s1.t4.7

Telles sont les données de nos bas reliefs; et si nous n'en trouvions pas la confirmation dans les textes, ce serait tant pis pour ces derniers : il en faudrait seulement conclure que nos monuments figurés nous font pénétrer plus avant qu'eux dans les superstitions populaires du Gandhâra Mais en fait les écritures n'ignorent pas plus que les monuments la présence assidue de ce comparse officieux Le Lalita-vistara ne se borne pas à le faire apparaître juste au même moment de la biographie, exactement à l'heure où le Bodhisattva va abandonner sa maison pour embrasser la vie errante (I, p 358) : il nous renseigne encore sur son attribut, son nom, sa naissance D'après lui, «l'esprit» en question tire son origine de ce clan de Yaksas que l'on appelait Guhyakas, il se nomme Vajrapâni, et l'arme qu'il tient en main est le foudre Il serait difficile d'exiger plus de précision (2) Et l'on ne peut davantage dire que ses interventions ne soient fréquemment notées. Sans doute, lorsque le Buddha « conçoit une pensée mondaine », de plus grands personnages que Vajrapâni, à commencer par les grands dieux Indra et Brahmâ, sont censés se mettre en branle pour l'accomplir : mais le

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