L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s1.t5.5
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s1.t5.5
- Language
- French
v2.c14.s1.t5.5
Peut-être sied-il encore ici de classer à part, pour l'amour de la musique, la fée qui joue de la vînâ sur la figure 339 bis, et d'y voir de préférence une Gandharvî (cf plus haut II, p 28 et fig 315) Du moins devons-nous en rapprocher aussitôt une des rares images féminines qui soient détachées (fig 340) Celle-ci pourrait même prétendre, semble-t-il, à une dénomination plus précise, en raison de son laksana, le luth, et de son vâhana, le lion Par le fait, M A Grunwedel a depuis longtemps proposé de l'identifier avec la déesse Sarasvatî A la vérité, il est le premier à faire ses réserves ce qui donnerait, selon lui, quelque vraisemblance a sa conjecture, ce serait beaucoup moins la place (en fait des plus minimes) que la grande Muse indienne occupe dans les anciens textes bouddhiques, que le rôle assez important qu'elle était appelée à jouer dans le panthéon mahâyânique, en sa qualité d'épouse du Bodhisattva Manjuçrî, dont elle posséderait déjà ici la monture favorite(2) A cette raison, qui a son prix, nous en ajouterions volontiers une autre, tirée du culte spécial dont, sous le nom de Çâradâ, elle a joui au Kaçmîr, où son image miraculeuse n'aurait été détruite qu'au xve siècle de notre ère(3) Mais avec la meilleure volonté du monde et en tenant le plus grand compte de ces minces
Cites (1)
- Rājataraṅgiṇī — Kalhaṇa, Sanskrit