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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s2.t1.17

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s2.t1.17

Language
French

v2.c14.s2.t1.17

Rec I p 75 Yi tsing Rec p 67 Arrien Ind ca XVI Geogr xv 1 71 o Strabon fait justement observer que cela est contra re à ce qu'est l'autre part le leur goût pour les etoffes fleur es C'était la couleur des la ques par oppo- sit on à celle des mo es cf plus bas p 318 D vya ad p 160 Burnouf I trod p 180 n 1 et l'éd t d Açoka trouvé à Sârnâth près de Bénarès (Ep gr Ind ca t VIII p 168) Ces léts ls n intéressent d ailleurs pas la sculpture et nous aurons plus d une fo s à déplorer que la pe nture gandhârienne soit perd ue ni taillées ni cousues. On les employait dans leur forme rectangulaire, telles qu'elles sortent du métier. Ce sont celles que nous avons déjà décrites à propos du costume des femmes, le paridhāna (aujourd'hui dhoti) destiné aux membres inférieurs et l'uttarīya qui est le manteau ou châle (chaddar) jeté sur le torse (cf. fig. 350). Non seulement ce sont les mêmes vêtements que l'on voit aux personnages des plus anciens monuments de l'Inde centrale, mais la façon de les draper est souvent très analogue. Sur les jeunes gens de la figure 348 par exemple, le châle se réduit, comme à Barhut¹ aux dimensions d'une simple écharpe (cf. fig. 468, 469) pendant que leur dhoti, arrêtée au genou, forme par devant la même longue pointe, seulement moins artistement empesée à petits plis. Mais, en face d'eux, leur père porte un pagne descendant à mi-jambe (ἐπὶ μέσην τὴν κνήμην, comme dit fort bien Arrien) et un manteau assez ample pour envelopper au besoin tout le torse. C'est ce costume qui, comme nous le verrons, deviendra la règle pour les personnages de distinction que figurent nos statues, mais déjà nous le trouvons également porté par les deux marchands de la figure 440 et les chefs de famille de nos figures 345 et 349. A y regarder de plus près, on constate d'ailleurs, au moins sur les figures 346 et 348, que ni les bras ni l'épaule droite de ces personnages ne sont nus non plus que ceux de leurs compagnes, et il en faut conclure que dans la caste moyenne du Gandhāra, les hommes ne partageaient pas seulement avec les femmes les deux vêtements traditionnels de l'Inde, mais qu'ils leur empruntaient encore à l'occasion — sans doute pour l'hiver — le port d'une troisième pièce d'habillement qui nous est déjà apparue comme spéciale au Nord-Ouest, la tunique à manches².

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