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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s2.t1.42

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s2.t1.42

Language
French

v2.c14.s2.t1.42

demander les éléments de cette étude Evidemment l'emploi d'une matière plus facile à travailler avait, comme il arrive toujours, donné naissance à une forme plus souple et plus libre de la plastique Sur ces têtes, si hardiment modelées, la gamme des expressions et des physionomies est, il va de soi, infinie, et c'est à peine si nos nombreuses reproductions en peuvent donner un faible aperçu¹ Par en bas, elle confine à la caricature nous avons aussi bien pu ranger à côté des parias et des démons de notre précédent chapitre les figures 311-312, l'une à cause de sa bouche largement ouverte, l'autre à cause de son gros nez épaté. Nous nous élevons d'un degré avec les faces si évidemment sincères et conformes à la nature des figures 354-359. Plus haut encore, il semble que nous touchions aux limites de l'idéalisation (fig. 360-363) : mais jamais les plus esthétiques de ces essais ne nous donnent l'impression du stéréotypé et du convenu. Tout apprêt est banni de l'air bon enfant de la figure 360, sinon des torsades de sa chevelure. Le fin profil de la figure 361, avec son nez légèrement aquilin, n'a rien d'académique. Sur les figures 362-363, la grâce légère des papillottes, pressées ou non d'une bandelette, s'unit à la longueur des yeux et à la lourdeur tout orientale de la paupière pour donner une nouvelle saveur aux types en apparence les plus classiques. Et sur la plupart de ces visages flotte un sourire, comme si l'artiste les avait créés en se jouant.