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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s2.t2.40

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s2.t2.40

Language
French

v2.c14.s2.t2.40

Dès lors, le débat nous paraît clos, au moins en ce qui concerne l'école du Gandhâra, pour qui les textes canoniques font loi. L'interprétation nouvelle présente d'ailleurs cette présomption de vérité qu'aussitôt énoncée, les confirmations lui arrivent en nombre. Il y en a de négatives, comme lorsque tombent devant elle les objections tirées de la différence de rang entre les deux conjoints car désormais ils sont égaux — ou de la divergence des représentations gandhâriennes des Lokapâlas avec celles des « génies à la bourse » : car, au contraire, ceux-ci ne sont plus tout à fait du même monde. Il en est aussi de positives. Signalons par exemple la faculté définitivement acquise de réunir sans effort, sous une même dénomination, des créations aussi variées que les figures 364-367 : quand nous aurons étudié la figure stéréotypée du deva (cf. plus bas, chap. XII), nous comprendrons mieux encore que la rubrique protéiforme du Yakṣa peut seule autoriser des assimilations à la fois si inévitables et si osées. Enfin et surtout nous tenons cette fois une explication, infiniment plus proche et moins alambiquée que tout à l'heure, de l'attribut aussi constant qu'inattendu de la lance. Aucun ne saurait mieux convenir en effet à un « général » : c'est la transcription directe de son titre de senāpati, et voilà pourquoi il ne s'en sépare presque jamais, quelque type qu'il adopte. Du moins ne voyons d'exception à cette règle générale que sur les figures 365-366 et 379-381. Partout ailleurs, les vestiges restés sur la pierre ne permettent pas de douter qu'il ne la tînt dans sa main cassée, la droite sur la figure 364, la gauche sur la figure 369. Vraisemblablement cette dernière tenait en outre, de la droite, une bourse oblongue. Au milieu du socle de la figure 370, il semble qu'un personnage assis sur un lion — détail intéressant pour l'iconographie postérieure — fasse danser le même emblème devant les yeux alléchés des fidèles ; et jamais jusqu'ici ne manque auprès du chef des génies quelque lutin, mendiant ou joueur (fig. 364-370). Mais l'une des figurines du Louvre (fig. 371) se contente, comme indice de reconnaissance, d'une demi-pique ; et le curieux est que cela suffise : si bien qu'on peut se demander si celle-ci ne pourrait servir, pour ainsi dire rétroactivement, à nommer Pāñcika l'un des Yakṣas gardiens de la porte Ouest de Sāñchī (fig. 470). Avec l'autre se montre un attribut nouveau (fig. 372) ; de la précédente elle a gardé le nimbe et a fait passer son épieu dans la main droite : mais dans sa main gauche, comme dans celle de la figure 373, repose un oiseau qu'on pourrait prendre au premier abord pour un coq, ce compagnon bien connu du Mercure gréco-romain et aussi gallo-romain(1) Pourtant c'est un perroquet que l'excellent archéologue Hiuan tsang a

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