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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s2.t2.58

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s2.t2.58

Language
French

v2.c14.s2.t2.58

Mais si, au lieu de suivre notre Pāñcika sur les âpres routes de la Haute-Asie, nous descendions avec lui vers les molles plaines de l'Inde, c'est en vain que nous chercherions désormais dans sa main l'attribut en question. Évidemment cet insigne des rudes principautés militaires du Nord-Ouest, dont la guerre était l'unique industrie, n'aurait plus eu de sens dans le bassin du Gange. L'Inde pacifique a visiblement oublié que Pāñcika était un général pour ne plus souvenir que du fait que c'était un génie. Elle s'est donc contentée de lui appliquer toute faite sa conception courante du yaksa sous la forme d'un nain plus ou moins contrefait et presque nu (cf. plus haut, II, p. 41). Tout au plus faut-il en outre compter avec une idée profondément ancrée dans l'esprit de la population indigène, dont on peut dire que, pour un tiers, sa condition a toujours été de mourir de faim : c'est à savoir que l'obésité est la manifestation topique de l'opulence Courtaud, puisque yaksa et gras à lard, puisque riche, ainsi s'est modelé par définition le type de l'école de Mathurâ (fig 490) (1) Nous en rapprocherions volontiers, bien qu'ici les attributs manquent en même temps que les