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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s2.t2.65

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s2.t2.65

Language
French

v2.c14.s2.t2.65

voir encore le N C A du même Vogel dans B E F E-O VIII 1908 491 et rappeler notre figure 490 de Bénarès de Sânchi (fig. 499), ou du Magadha (fig. 501-502)¹, témoignent parfois de plus de considération pour leur personnage en le coiffant d'une tiare; et ainsi fait également le bas-relief du Candi Mendut (fig. 514). Celui-ci se contente d'ailleurs, comme emblème, de vases débordant de joyaux, rangés devant son piédestal : ce détail, qui se répète sur la plupart des nombreux bronzes javanais des musées de Batavia et de Leyde, est emprunté aux images du bassin du Gange. En revanche, les spécimens de Mathurâ tiennent volontiers, dans la main droite, une coupe sur laquelle nous aurons à revenir plus bas (p. 147). Mais, à ces détails près, tous les exemplaires connus correspondent en somme admirablement à la description que Yi-tsing nous en a faite : « Une image de divinité, de deux ou trois pieds de haut, tenant une bourse d'or, et assise sur un siège bas, avec l'un de ses pieds pendant vers le sol². » Il ajoute qu'elle était « sculptée en bois ». Bien entendu, nous n'avons conservé que les spécimens en métal ou en pierre; mais le nombre de ceux que nous avons gardés témoigne assez de la multitude de ceux qui se sont perdus. Peut-être aussi comprenons-nous mieux à présent pourquoi nous ne trouvons nulle part le nom de Kuvêra ou Vaiçravana attribué à cette déité populaire. Le pèlerin chinois se borne, avons-nous dit, à lui appliquer le surnom de Mahâkâla. De même les textes magiques et, plus tard, les inscriptions des miniatures ne le désignent toujours que par un sobriquet — emprunté vraisemblablement au citron qui a définitivement remplacé la coupe dans sa main droite, — celui de Jambhala. Or, nous ne voyons pas davantage que ces deux appellations figurent dans les listes des lexiques, parmi les dix-huit ou vingt-deux synonymes de Kuvêra; et ainsi on ne peut se défendre de l'impression que dans l'Inde, à la différence de ce qui s'est passé dans la Haute-Asie, les bouddhistes ont gardé jusqu'au bout le sentiment plus ou moins obscur d'une différence hiérarchique à faire entre un simple génie domestique et un dieu¹

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