L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s2.t5.1
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s2.t5.1
- Language
- French
v2.c14.s2.t5.1
Il importait ainsi à notre dessein archéologique de mettre dans tout son jour la popularité du couple tutélaire. À la preuve directe que nous en apporte, au Gandhâra même, son omniprésence, nous pouvons tout de suite ajouter le supplément inattendu d'une démonstration indirecte, tirée de l'absence complète de toute autre dévotion du même ordre et adaptée au même milieu. Du moins aucune ne nous est-elle attestée par des idoles qui, pour la fréquence, puissent le disputer de si loin que l'on voudra avec celles de Pāñcika et de Hāritī. Ce n'est assurément pas que l'Inde manque de déités de la même catégorie : les textes nous citent par leurs noms quantité de Yakṣas, de Nāgas et de Gandharvas des deux sexes². Mais il est à croire que nul d'entre eux n'a su se créer une clientèle comparable à celle des détenteurs et distributeurs de l'or et de la postérité. Nous avons beau chercher parmi les débris de l'art gréco-bouddhique, nous n'y voyons pas d'autre génie ou d'autre fée revêtir à son tour une forme caractéristique et revendiquer pour ses images particulières une place au soleil. On conçoit que le prestige de nos deux héros ne fasse que s'ac-