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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s3.t1.20

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s3.t1.20

Language
French

v2.c14.s3.t1.20

de bourses de l'Inde le nom de *granthi bheda* (mot à mot «fendeur de nœuds») Mais quand nous sommes une fois engagés sur cette piste (¹), nous devons également remarquer que nombre de personnages laïques tiennent, ordinairement de la main gauche, un objet susceptible de se replier en forme de boucle et qui, dès l'abord, ressemble à un collier ou à une couronne souples, en tout cas à un bijou. Les dernières fouilles de Sahri-Bahlol en ont fourni de nombreux exemples, dont le plus clair est reproduit sur la figure 393 (cf. fig. 429). Comme d'habitude, il est fait d'écailles de métal imbriquées et fermé en son milieu par un médaillon fleuri, même il semble qu'un lien le rattache, du côté opposé au fermoir, soit au pan du châle, soit à la ceinture de la dhoti. M. le Dr D. B. Spooner (²), à l'attention de qui il s'est imposé, a émis l'hypothèse que c'était « une mauvaise interprétation du double pli du vêtement que certaines images saisissent avec la main gauche ». Car, ajoute-t-il, « il est remarquable que là où cette guirlande repliée se présente, la main se tient toujours baissée vers le genou dans la même position que ces mains qui saisissent le vêtement ». Mais les spécimens qu'avait sous les yeux M. le Dr Spooner ne sont pas les seuls qu'il faille envisager. Nous avions déjà constaté (³), bien que sur des photographies insuffisamment distinctes (cf. fig. 76 et 406), que cette espèce de sachet, évidemment détachable, se tient indifféremment des deux mains. Nous inclinons désormais à penser qu'il s'agit tout simplement d'une de ces bourses flexibles et de forme allongée que l'Europe connaît également, sorte de petit bissac ouvert en son milieu et fermé soit par des coulants, soit par une boucle. Justement une de nos Hâritî (fig. 383) tient délicatement, entre le pouce et l'index, ce long boyau(1) où la monnaie circulait à l'aise, tandis que de la main du Pâncika-Vaiçravana, sur la figure 528, les deux extrémités retombent à la fois gonflées d'es-