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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s3.t1.3

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s3.t1.3

Language
French

v2.c14.s3.t1.3

(II, p. 81) que le même type est également attribué aux plus riches d'entre les bourgeois, ces çrêsthin ou banquiers qui représentaient à la cour des princes la puissance financière de leur temps. Aussi serions-nous bien empêchés, par exemple, pour attribuer l'une ou l'autre qualité aux personnages de condition qui, sur la figure 250, sortent à grands pas de Çrâvastî. Ce ne sont pas davantage les bas-reliefs qui nous aideront à choisir entre les deux versions qui veulent, l'une, que le père de l'enfant sauvé des mains du Yakṣa Âtavika ait été le roi, et l'autre, le banquier d'Aṭavî (cf. I, p. 507, n. 1, et fig. 252-253). Nos perplexités seraient les mêmes, aussi bien au Gandhâra qu'à Barhut, entre le prince Jêta et le prévôt des marchands Anâthapiṇḍada (fig. 239-240), si l'aiguière du donateur ne désignait ce dernier¹. Le personnage même de l'empereur cakravartin n'a en propre que les emblèmes accessoires de l'éléphant et du parasol (fig. 265). Bref, ces dévots upâsaka, qu'ils soient nobles ou seulement riches, rentrent tous, tant qu'ils sont, dans la formule dont la figure 350, en raison même de la médiocrité de sa facture, nous a déjà donné l'expression la plus sincèrement approchée.