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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s3.t2.25

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s3.t2.25

Language
French

v2.c14.s3.t2.25

aussi, Lucifer, avant de déchoir à la condition de diable, était le premier et le plus beau de tous les archanges Ainsi Mâra, de l'aveu même des Bouddhistes, est par droit de naissance — droit fondé, à l'indienne, sur les mérites de ses vies antérieures — un deva de très haut rang Inférieur aux Çuddhâvâsas et à Brahmâ, il est en revanche bien supérieur à Indra même, et l'éclat de ce dernier s'éclipse devant le sien (1). Suprême souverain de la sphère des plaisirs sensibles, il règne du haut de son trône céleste sur les six premiers étages du ciel, sans parler de la terre et des enfers. Tous ces mondes, c'est lui qui les recrée à mesure qu'il les tue. S'il est Mṛityu (la Mort), il est aussi Kâma (l'Amour), le premier né des dieux. Une stance du *Buddha-carita* en le désignant prélude déjà à un vers fameux de notre Ronsard (2) :