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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s3.t3.18

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s3.t3.18

Language
French

v2.c14.s3.t3.18

LE TÉMOIGNAGE DES SCÈNES LÉGENDAIRES. — Récapitulons d’abord les faits que nous fournit sur son compte l’analyse des bas-reliefs dont nous disposons. Nous nous rappelons l’avoir aperçu, pour commencer, au temps de ses existences antérieures (I, p 270-289). Si nous remontons le cours de celles-ci, en tenant compte que des jâtaka où il revêt déjà la forme humaine, il s’est d’abord montré à nous sous les espèces du Bodhisattva Çvêtakêtu, au moment où, dans le ciel des Tusitas, il s’apprêtait à redescendre une dernière fois sur la terre. Auparavant, il nous est apparu sous le riche costume du noble Viçvantara ou sous le vêtement d'écorce des ascètes Çyāma et Mêgha (alias Sumati ou Sumēdha). Si on laisse de côté pour l'instant l'étrange compromis du *carama-bhava* Bodhisattva toujours coiffé comme un laïque et déjà drapé comme un religieux (fig 145), le futur Çākyamuni s'est en somme présenté sous deux aspects principaux : celui de prince et celui de novice brahmanique. C'est notamment sous cette dernière forme qu'après avoir reçu la prédiction de Dīpankara il est vraiment devenu selon l'expression des textes « une graine de Buddha¹ » en voie de germer. Nous aurons à revenir sur les marques extérieures du *brahmacarin* (cf p 253) mais déjà nous pouvons en retenir une qui n'est pas sans importance au point de vue iconographique. Plusieurs images du Bodhisattva princier tiennent en effet un flacon en forme d'alabastron et cet attribut n'a pas peu exercé la sagacité des archéologues. La première idée, en le voyant aux mains de l'héritier présomptif