L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s3.t3.28
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s3.t3.28
- Language
- French
v2.c14.s3.t3.28
Pour l'instant, notre soin le plus pressant doit être de considérer l'aspect extérieur du Bodhisattva à l'occasion de ces deux crises morales. Nous ne serons pas autrement surpris de relever chez lui une légère différence d'attitude et de costume, selon que nous le surprenons à l'éveil de sa vocation ou à l'heure des résolutions décisives. Dans les deux cas il est assis avec les jambes croisées à l'indienne. Lors de sa première transe extatique, ses mains tombent superposées dans son giron, la paume en dessus, selon le geste consacré de la méditation; en même temps, comme la scène est censée avoir lieu en plein air, le prince est régulièrement coiffé de son turban (fig. 176, 353, 413). Au contraire l'autre épisode se passe à l'intérieur du palais, et par suite le Bodhisattva garde la tête découverte; n'étant pas cette fois perdu dans son rêve, il convient de plus qu'il lève la main droite à l'adresse de ses interlocuteurs, dans ce vague geste d'accueil et d'assentiment que nous avons vu si souvent au Maître (cf. I, p. 516 et voir notamment fig. 212), cependant que de la main gauche il tient le vase à eau, annonciateur de sa destinée (fig. 164 b, 348, 459 c, 479). Telle est