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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s3.t3.30

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s3.t3.30

Language
French

v2.c14.s3.t3.30

du moins la règle ordinaire, et apparemment originale, de l'école dans ces compositions : mais il était inévitable que d'un motif à l'autre il se produisît des contaminations (1), d'autant que de son côté le Buddha de l'adhyesana a souvent, lui aussi, ses mains réunies dans le geste de la méditation (fig. 213). On ne s'étonnera donc pas qu'on ait parfois figuré le Bodhisattva du samcodana coiffé et méditant (fig. 347 a (1) et 414) : et même nous ne serions nullement surpris de voir sortir de terre une Première Méditation dont le héros aurait entre les doigts le kamandalu ou le lotus pendant qui en prend parfois la place (cf. fig. 427). Peu nous importe ici. Ce qu'il faut surtout retenir, et la conclusion qui découle inéluctablement de tout ce qui précède, c'est qu'il n'y a pas de statue gandharienne du Bodhisattva qui ne puisse être à la rigueur rapportée à l'héritier présomptif des Çakyas. Qu'elle soit assise ou debout, en méditation ou en conversation, avec ou sans turban, porteuse ou non du vase à eau, il n'est aucune de ces idoles princières qui n'ait son prototype dans quelque scène figurée de la jeunesse de Çakya-muni. Si nombreuses et variées qu'aient pu être plus tard leurs attributions spéciales, un fait reste acquis : c'est que sur les bas-reliefs légendaires du Gandhâra nous avons déjà rencontré le modèle de presque toutes, sinon de toutes les images de Bodhisattvas que connaisse l'école.