Pramāṇa · Search · About · API

L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s3.t3.36

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s3.t3.36

Language
French

v2.c14.s3.t3.36

Cette donnée iconographique, dont nos études sont redevables à M. le Prof. A. Grünwedel (1), est aussi sûre que précieuse. Aussi ne craindrons-nous pas le moins du monde d'en affaiblir la solidité si nous en tirons aussitôt quelques corollaires que l'état actuel des monuments laisse encore hypothétiques. C'est ainsi que nous sommes invinciblement portés à retrouver Maitrêya au beau milieu de la frise d'icones de la figure 134, bien que sa main droite et le flacon de sa main gauche aient été brisés. Autant qu'on en peut juger d'après le fragment conservé, les huit personnages des figures 77 et 457 défilaient également ici, rangés quatre par quatre (quatre Buddhas, puis trois Buddhas et un Bodhisattva) dans chaque intervalle de pilastres. Sur la figure 135, ce sont des Bodhisattvas, que nous trouvons alignés coude à coude, autant que pouvait en contenir le pourtour du stûpa qu'ils décoraient. Mais nous sommes irrésistiblement conduits à admettre qu'ils faisaient pendant au groupe consacré des Buddhas et se suivaient aussi huit par huit, sept d'une espèce et un seul d'une autre. Nous croyons en voir la preuve dans l'intervention, au milieu de Bodhisattvas tous indistinctement enturbannés, d'un unique type au chignon et au vase, dont la réapparition périodique devait rythmer l'alternance des séries. Le hasard seul aurait fait que nous ayons conservé au musée de Lahore la fin d'un groupe et le commencement d'un autre, si bien que Maitrêya tombe cette fois encore au milieu du fragment. En tout cas l'on ne saurait raisonnablement contester que nous devions, ici comme là, le reconnaître à son chignon et à son vase : et cette constatation crée à son tour une présomption très forte en faveur de l'attribution au même personnage de toutes les statues du même type (fig. 418-420).