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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s3.t3.40

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s3.t3.40

Language
French

v2.c14.s3.t3.40

Que le choix fût ainsi des plus restreints et que d'ailleurs il fallût choisir, personne ne songerait à contester Tout au plus un esprit critique pourrait encore demander les raisons des préférences de nos sculpteurs Car, enfin, on n'aperçoit pas à première vue pourquoi l'un des types plutôt que l'autre est échu à celui-ci ou à celui-là des deux Bodhisattvas Si le « Prospère » fut jadis un prince royal dans la famille des Çâkyas le « Bienveillant » est à présent un dieu dans le ciel des Tusitas où nous avons dû noter dès l'abord (II p 176) qu'aucune différence appréciable ne se marque entre un deva ou un roi — C'est ici qu'éclate dans tout son jour la logique intérieure de l'école en même temps que son intime familiarité avec la doctrine Les raisons de son choix demandez-vous ? Elle les donnera si on l'interroge Vous n'ignorez pas que les Bodhisattvas ne renaissent pour la dernière fois sur la terre que dans des familles de brahmanes ou de kṣatriya et que Siddhârtha a élu cette dernière caste parce qu'elle était de son temps celle à qui s'attachait le plus de considération (1) Sachez qu'au contraire bien que pour la même raison Maitreya doit renaître dans la caste brahmanique comme fils du brahmane Brahmâyus et de la brahmine Brahmavatî (2) Il suffit et nous n'avons pas à chercher plus loin Au grand seigneur que fut le premier, tout comme à Çakra le roi des dieux

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