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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s3.t3.45

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s3.t3.45

Language
French

v2.c14.s3.t3.45

LE BODHISATTVA SIDDHÂRTHA — Il ne nous reste plus qu'à suivre docilement ces indications iconographiques dans l'identification des statues isolées qui, n'étant plus des dieux (cf II, p 209), ne peuvent être que des Bodhisattvas. Pour commencer nous devrions inscrire avec confiance le nom de Siddhârtha au dessous de celles qui nous montrent un râjakumâra, turban en tête, dans toute sa splendeur (pl I et fig 417). Aussi bien est-ce dans ce pompeux équipage que le Bodhisattva par excellence a quitté sa ville natale dans la nuit du jour où il devait à jamais dépouiller ses parures princières (cf fig 181-187) et ainsi tout conspire pour qu'il nous soit resté dans les yeux et s'évoque spontanément à notre imagination sous ce costume de cérémonie. Très analogues devaient être, en tenant compte de la différence locale des styles, les « images du prince royal » — véritables idoles placées dans des chapelles — que Hiuan-tsang mentionne à l'occasion de sa visite aux ruines de Kapilavastu (1). Malgré tout, nous ne pouvons nous empêcher de rester sur la réserve. Il faut prendre garde, par exemple, que Siddhârtha avait déjà eu dans Viçvantara, pour ne pas remonter plus haut, un véritable double. Aussi, quand nous savons de source certaine que telle statue (et c'est le cas de celle du Louvre sur la

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