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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s3.t3.50

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s3.t3.50

Language
French

v2.c14.s3.t3.50

L'impossibilité matérielle où se trouvait l'école, à raison de la limitation de ses moyens d'expression, d'éviter ces confusions, explique pour une part que le type du Bodhisattva Siddhârtha n'ait guère prospéré en dehors des scènes de sa légende. En tout cas il est certain qu'il n'a pas fourni une carrière iconographique bien longue ni bien fructueuse. Du moins nous ne voyons pas que, dans la mythologie postérieure, aussi bien au Magadha(2) qu'au Tibet, il en soit le moins du monde question. A toutes ses qualités, il joignait en effet aux yeux des fidèles le tort grave de n'être plus vivant. Plastiquement parlant, il a cessé d'exister au lendemain même du « Grand départ », dès qu'il a eu quitté son costume laïque (cf. I, p. 370). Au point de vue théologique, il est mort au matin même de la Bodhi, à l'instant précis où il a senti éclore en lui, avec l'avènement de l'Illumination, le Buddha dont il était en gestation depuis tant de siècles. Et en vérité c'est de toutes les manières qu'on peut dire de lui qu'il n'a fleuri que pour mourir. C'est en lui que nous avons tout à l'heure trouvé le modèle primordial et la souche commune de tous les Bodhisattvas postérieurs; et, à présent que nous cherchons à son tour son image, nous ne la rencontrons plus, ou à peine, comme si le germe, après avoir proliféré sur les bas-reliefs, s'était desséché en donnant naissance à la floraison des statues.