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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s3.t3.62

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s3.t3.62

Language
French

v2.c14.s3.t3.62

Si sûr que soit le témoignage de nos monuments, nous devons constater qu'il se relie assez mal avec celui de l'iconographie postérieure, car, à la différence de ce qui se passe pour Siddhârtha, dont la personnalité tout de suite s'efface et nous échappe, nous pouvons suivre l'image de Maitrêya dans l'intérieur et même au-delà des frontières de l'Inde. Assurément les deux traits principaux que nous venons de noter ne sont pas entièrement perdus. Jusqu'au bout il est resté jaṭā-mukuṭin, « porteur d'un chignon en guise de tiare », et parfois, dans le bassin du Gange (fig 496 et 497) comme dans la Haute-Asie, sa main gauche continue à tenir le vase à eau, bien que le kamaṇḍalu soit loin de lui être un attribut constant et spécialement réservé(2). Mais d'ordinaire les mains finissent par se réunir dans la mudrā de l'enseignement. On pourrait retrouver déjà ce geste sur une nouvelle image de Sahri-Bahlol (fig 423), où un vase de grandes proportions semble souligner sur le piédestal l'identification de Maitrêya, et encore, à la grande rigueur, sur la figure 424. Mais ou bien tout ce qui précède n'a plus de sens, ou bien cette dernière désignation ne saurait être valable pour les Bodhisattvas enseignants, mais enturbannés, des figures 425 426. Pourtant la façon dont le second croise les jambes à la hauteur des chevilles serait dans les anciennes sculptures bouddhiques de la Chine(3) la marque caractéristique