L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s3.t3.67
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s3.t3.67
- Language
- French
v2.c14.s3.t3.67
AUTRES BODHISATTVAS. — Nous ne sommes pas au bout de nos perplexités. Alors qu'elles nous assaillent en si grand nombre à propos du seul Bodhisattva vivant dont la présence au Gandhâra soit certaine, qu'adviendra-t-il quand nous prétendrons en retrouver d'autres parmi les statues qui restent à identifier? Et d'autre part, comment ne pas céder à la tentation de chercher dans la foule au moins ceux dont le culte fut le plus florissant auprès des générations postérieures? Malheureusement pour ce séduisant dessein, nous avons eu beau regarder, nous n'avons nulle part aperçu les attributs ou les montures(3) caractéristiques, ni par suite, aucune preuve péremptoire de l'identité d'un Bodhisattva mahâyânique. A la vérité, nous avons vu le lotus remplacer — et avec quelle aisance! — le flacon, dont il a sensiblement la forme, dans la main du Bodhisattva méditant (fig. 427(4)) ou seulement pensif (fig. 410, 428): décréterons-nous aussitôt qu'il est déjà l'indice d'Avalokitêçvara(5) dit le Padmapâni, « celui qui tient un lotus à la main »? Assurément, rien ne nous en empêche; le pis est que rien ne nous y autorise non plus Un fâcheux hasard veut justement que l'urna, marque essentielle du Bodhisattva, semble manquer au front de la figure 428 Admettons que ce soit un oubli, il