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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s5.t4.3

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s5.t4.3

Language
French

v2.c14.s5.t4.3

nement changé dans l'aspect et dans l'esprit du Bouddhisme, c'est ce que personne ne songera a contester Toutes les autres figures divinités naturellement lumineuses, telles que la Lune ou le Soleil¹. Encore ne s'agit-il toujours que d'un entourage de pointes rayonnantes. Sous la forme d'un disque délimité par un simple filet, son emploi n'est devenu courant que sur les monnaies des Kuṣaṇas, et là, au lieu d'être réservé aux seules divinités, il encercle également le visage des rois (pl. V). A la vérité, ce dernier développement n'a rien qui doive nous surprendre. Il se peut, comme l'a supposé Cunningham, que ces rois barbares aient imité du protocole chinois leur titre de « fils du ciel », formulé en sanskrit par deva-putra². L'épithète de θεὸς fut non moins naturellement empruntée par les Lagides aux Pharaons et par les Séleucides aux « grands rois » de Perse. Dans l'Inde même, où les rāja sont les dieux de la terre comme les deva sont les rois du ciel, les deux termes sont trop synonymes pour que nous nous étonnions de voir le nimbe persister jusqu'autour de la tête des Guptas (pl. V, 21). Il ne fait en cela que persévérer dans son sens essentiel d'emblème de la divinité. C'est donc toujours ainsi que, sans faire la moindre violence à nos habitudes, il nous faut le comprendre sur les images que nous venons d'identifier au cours des précédents chapitres, qu'il s'agisse de simples génies mâles ou femelles (fig. 370-373, 382-388), de dieux ou de Bodhisattvas (fig. 392 et suiv.), ou enfin et surtout de Buddhas.

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