L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s5.t4.60
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s5.t4.60
- Language
- French
v2.c14.s5.t4.60
tions de la troisième qu'aux plus nobles productions de la seconde. Mieux vaudrait être d'accord pour s'abstenir d'un pareil abus de langage et réserver par exemple le nom de tantrique à la horde luxurieuse ou grimaçante des images médiévales. Mais en même temps force est semble-t-il de convenir que du Ier au Ve siècle de notre ère dans toutes les parties du monde bouddhique¹ Hinayāna et Mahâyâna n'ont guère usé que d'un seul et même panthéon, celui-là même que nous venons de passer en revue. Aussi bien nous a-t-il paru capable de satisfaire à la fois toutes les aspirations et tous les goûts : depuis les images idéales, uniquement imprégnées de la qualité de sattva, comme on dirait en langage indien, jusqu'aux monstres furibonds où s'incarne l'obscur et bestial tamas, en passant par les génies chez qui la passion (rajas) domine encore, n'y avons-nous pas dénombré tous les modes et aspects principaux de l'humaine nature?