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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s5.t5.9

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s5.t5.9

Language
French

v2.c14.s5.t5.9

nous nous penchons sur la religion bouddhique, vue à travers l'art gandharien nous croyons y découvrir, outre beaucoup de choses que les textes disent, d'autres encore, dont ils ne soufflent mot ou dont ils ne parlent qu'en termes voilés. Celles-ci seront évidemment l'apport le plus intéressant de nos documents iconographiques. Faut-il reprendre dans l'ordre ces diverses révélations, à commencer par celle de la curieuse croyance à laquelle Vajrapāṇi doit son rôle et sa constante présence en scène? On rappellerons-nous quelle importance a prise forcément à nos yeux, en dépit du dédain mal déguisé des livres sacrés, le culte du couple tutélaire, au moins parmi les classes inférieures ou moyennes? Car c'est là surtout, dans les bas-fonds de la conscience religieuse, que l'iconographie jette les jours les plus inattendus. A un degré plus haut, ce qu'elle nous a appris de la popularité particulière des dieux Indra et Brahmā aurait déjà pu se déduire des données fournies par les sūtra bouddhiques. Cette confirmation a sans doute son prix. Il est plus surprenant de remarquer qu'on aurait aussi bien pu citer à l'appui de cette constatation d'autres textes, d'un caractère beaucoup plus classique. A la réflexion, rien de plus simple. Jusqu'à ce stade inclus(1) les images gandhariennes ne font en effet — faut-il le répéter une fois de plus? — qu'exploiter le vieux fonds mythologique commun à tous les Hindous de leur temps. Par suite, il serait licite de se servir pour les commenter soit de la « triple corbeille », soit des épopées brahmaniques, et réciproquement elles se prêteront d'aussi bonne grâce à illustrer le Mahābhārata que le Tripitaka.

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