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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v2.c14.s5.t5: § V. L'intérêt historique des images

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v2.c14.s5.t5

Language
French

Contents

§ V. L'intérêt historique des images

v2.c14.s5.t5.1

Ainsi, ce panthéon même recèle des éléments de vie et de variété que certains critiques, hypnotisés par les images solennelles des Buddhas et des Bodhisattvas, ont trop partialement laissés dans l'ombre. Assurément, celles-ci sont désespérément monotones: et, en effet, il n'est guère facile d'exécuter des variations sur le thème du beau parfait. Puis cette combinaison d'un idéal grec et d'un idéal indien, cet amalgame d'Apollon et du Purusa, tel que nous l'avons défini ci-dessus¹, ne pouvait manquer dans sa noblesse soutenue de contracter un air assez conventionnel. Enfin, il n'est pas contestable que la plupart de ces idoles ne soient la copie purement machinale de modèles consacrés. Mais il n'empêche que dans le nombre il se découvre quelques chefs-d'œuvre; et, d'autre part, vouloir réduire l'art du Gandhâra à la seule reproduction stéréotypée de Bodhisattvas et de Buddhas, c'est lui faire délibérément tort d'une partie considérable de son répertoire. Il ne tient qu'à nous de vérifier une fois de plus² combien celui-ci a d'étendue et de souplesse, comment il embrasse et fait résonner tour à tour

v2.c14.s5.t5.2

¹ T II, p 302. — Nous aurons l'occasion d'y revenir encore plus tard, ch. XVII, § 2 in fine

v2.c14.s5.t5.3

² Cf. t. II, p 18, 100, 110, etc

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propos du Japon, du P WIEGER, Textes historiques, p 1706, à propos de la Chine etc. L'accord est en voie de s'établir sur la question toutes les notes, depuis le laid volontaire jusqu'au beau idéal, depuis le grotesque jusqu'au sublime, sans négliger d'observer et de rendre le réel. Encore ne faut-il pas oublier qu'une moitié de la production de l'école a péri, peut-être la plus belle, à coup sûr celle qui eût été la plus instructive en même temps que la plus récréative pour nous. On sait à quel point la peinture, grâce à l'illusion de la couleur et aux ressources expressives du dessin, tend à rapprocher de l'humanité les plus mythiques personnages, tandis que la plastique ne peut guère s'empêcher de rendre les types les plus familiers quelque peu hiératiques et distants. Comparez, sans aller plus loin, le Buddha sculpté de la figure 445 avec son image peinte sur la figure 536 : vous sentirez aussitôt le contraste entre les yeux perdus, l'air absent de la statue et le visage ouvert, le regard direct du tableau. La première est à mille lieues de nous, le second semble tout proche de la réalité courante. Que d'indiscrètes et savoureuses confidences, commises au courant du pinceau, n'avons-nous pas dû perdre avec l'œuvre des peintres! En dépit même de la réserve native des sculpteurs, les idoles gandhariennes ont laissé forcément échapper plus d'une révélation sur les idées, les croyances, les us et coutumes, en un mot la vie de tous les jours. Ainsi qu'il nous est arrivé à propos des bas-reliefs, nous avons reconnu chez cet art religieux et importé une veine naturaliste et populaire, dont l'historien de la civilisation pourra tirer bon parti.

v2.c14.s5.t5.5

L'Hindouisme. — Il ne faut pas oublier, en effet, que la littérature n'est pas la seule expression d'une société. Toujours et partout, comme on l'a dit de notre moyen âge, les monuments figurés sont la Bible du peuple qui ne sait pas lire. Précisant aux yeux les conceptions les plus courantes, il se peut que sur plus d'un point leur témoignage ne coïncide pas absolument avec celui des œuvres littéraires, destinées à un autre public, d'une différente mentalité, et qui ne s'intéresse pas toujours aux mêmes choses. Aussi, quand nous nous penchons sur la religion bouddhique, vue à travers l'art gandhârien, nous croyons y découvrir, outre beaucoup de choses que les textes disent, d'autres encore, dont ils ne soufflent mot ou dont ils ne parlent qu'en termes voilés. Celles-ci seront évidemment l'apport le plus intéressant de nos documents iconographiques. Faut-il reprendre dans l'ordre ces diverses révélations, à commencer par celle de la curieuse croyance à laquelle Vajrapāṇi doit son rôle et sa constante présence en scène? Ou rappellerons-nous quelle importance a prise forcément à nos yeux, en dépit du dédain mal déguisé des livres sacrés, le culte du couple tutélaire, au moins parmi les classes inférieures ou moyennes? Car c'est là surtout, dans les bas-fonds de la conscience religieuse, que l'iconographie jette les jours les plus inattendus. A un degré plus haut, ce qu'elle nous a appris de la popularité particulière des dieux Indra et Brahmâ aurait déjà pu se déduire des données fournies par les sûtra bouddhiques. Cette confirmation a sans doute son prix : il est plus surprenant de remarquer qu'on aurait aussi bien pu citer à l'appui de cette constatation d'autres textes, d'un caractère beaucoup plus classique. A la réflexion, rien de plus simple. Jusqu'à ce stade inclus¹, les images gandhâriennes ne font en effet — faut-il le répéter une fois de plus ? — qu'exploiter le vieux fonds mythologique commun à tous les Hindous de leur temps. Par suite, il serait licite de se servir pour les commenter soit de la « triple corbeille », soit des épopées brahmaniques, et réciproquement elles se prêteraient d'aussi bonne grâce à illustrer le Mahâbhârata que le Tri-piṭaka.

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¹ Cf encore t II, p. 16, les références citées dans la note 3.

v2.c14.s5.t5.7

Le BOUDDHISME. — C'est seulement quand nous arrivons au sommet de l'échelle que nous rencontrons la création spécialement orthodoxe des Buddhas et des Bodhisattvas. De ces curieux échantillons d'humanité divinisée, les sculptures nous ont montré le [Figure: a. Détails de la porte Ouest du grand stûpa de Sanchi. b. Stèle d'Amarâvatî, d'après J. FERGUSSON, Tree and Serpent Worship, pl. XCII.]

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Fig. 475. — L'ILLUMINATION, LA PREMIÈRE PRÉDICATION ET LE PARINIRVÂNA a À SANCHI; b. À AMARÂVATÎ.

v2.c14.s5.t5.9

nous nous penchons sur la religion bouddhique, vue à travers l'art gandharien nous croyons y découvrir, outre beaucoup de choses que les textes disent, d'autres encore, dont ils ne soufflent mot ou dont ils ne parlent qu'en termes voilés. Celles-ci seront évidemment l'apport le plus intéressant de nos documents iconographiques. Faut-il reprendre dans l'ordre ces diverses révélations, à commencer par celle de la curieuse croyance à laquelle Vajrapāṇi doit son rôle et sa constante présence en scène? On rappellerons-nous quelle importance a prise forcément à nos yeux, en dépit du dédain mal déguisé des livres sacrés, le culte du couple tutélaire, au moins parmi les classes inférieures ou moyennes? Car c'est là surtout, dans les bas-fonds de la conscience religieuse, que l'iconographie jette les jours les plus inattendus. A un degré plus haut, ce qu'elle nous a appris de la popularité particulière des dieux Indra et Brahmā aurait déjà pu se déduire des données fournies par les sūtra bouddhiques. Cette confirmation a sans doute son prix. Il est plus surprenant de remarquer qu'on aurait aussi bien pu citer à l'appui de cette constatation d'autres textes, d'un caractère beaucoup plus classique. A la réflexion, rien de plus simple. Jusqu'à ce stade inclus(1) les images gandhariennes ne font en effet — faut-il le répéter une fois de plus? — qu'exploiter le vieux fonds mythologique commun à tous les Hindous de leur temps. Par suite, il serait licite de se servir pour les commenter soit de la « triple corbeille », soit des épopées brahmaniques, et réciproquement elles se prêteront d'aussi bonne grâce à illustrer le Mahābhārata que le Tripitaka.

v2.c14.s5.t5.10.1

Le Bouddhisme — C'est seulement quand nous arrivons au sommet de l'échelle que nous rencontrons la création spécialement orthodoxe des Buddhas et des Bodhisattvas. De ces curieux échantillons d'humanité divinisée les sculptures nous ont montré le LA SOCIÉTÉ — Quoi qu'il en soit sur ce point, rien de ce que peut nous conter la littérature religieuse ne vaudra jamais, sur la forme extérieure des croyances, tant hindoues que bouddhiques, le témoignage des monuments car, outre que cette littérature ne brille guère par l'exactitude ni le sens du réel, on sait comment toute description, si longue soit-elle, pâlit à côté de ce que nous apprennent en un instant les yeux. Ce qui est vrai pour la mythologie ne l'est pas moins pour la société avec toutes les catégories de dieux n'avons nous pas vu défiler toutes les classes d'hommes ? L'intérêt documentaire des images ne le cède donc en rien à celui des bas reliefs, encore que pour la meilleure part les deux se confondent¹ Toutefois à ceux-ci nous pouvons demander surtout des tableaux de la vie et des rites, à celles-là, grâce à leur échelle plus grande, des précisions sur les costumes, voire même sur le type des principaux acteurs. Enfin, dans un pays de population aussi mêlée que le fut toujours le Gandhâra, il faut s'attendre à ce que le recensement de nos figurants entraîne bien au delà de ses frontières naturelles.

v2.c14.s5.t5.10.2

Alors sans doute comme aujourd'hui, dans le bazar de Péshawar, se coudoyaient des gens montés des plaines du Gange avec d'autres descendus des plateaux de l'Asie centrale. un minutieux relevé de leurs différences ethniques permettra de classer géographiquement les donateurs de nos sculptures, sinon de répartir par nationalités les physionomies si vivantes de nos figures de chaux. Certaines statues, comme la figure 368, à force de sincérité, prennent rang à côté des types monétaires les plus instructifs, et nous n'avons aucune raison d'éprouver une moindre confiance dans leur témoignage que dans celui des médailles. Mais à quoi bon insister plus longuement sur les alléchantes promesses de cette terre promise aux futurs chercheurs, et que nous commençons seulement à entrevoir ? Sans prétendre prophétiser, bornons-nous à répéter de l'art gréco bouddhique ce que les textes sacrés² nous corps idéalement beau, tandis que les livres nous révélaient la sublimité de leur âme. Mais tous les documents sont loin d'avoir la même attitude à l'égard de ces produits originaux de la spéculation et de l'art-bouddhiques, et tout de suite l'on devine les services chronologiques que pourrait nous rendre, si nous parvenions à la dater, la forme gandhârienne de la tradition figurée.

v2.c14.s5.t5.10.3

Qu'elle partage avec les plus vieux textes, y compris les parties anciennes du Divyâvadâna et du Mahâvastu, la croyance messianique en la future venue de Maitrêya, les représentations certaines qu'elle a données de celui-ci ne nous ont permis sur ce point aucun doute. Déjà, il devient incertain si, sur la question de la multiplicité des Bodhisattvas, le gros des œuvres de la bonne époque n'est pas débordé par le préambule du Lalita-vistara. Seules, en tout cas, les compositions apparemment postérieures au 1er siècle de notre ère nous ont fait pressentir, à moins qu'elles ne le reflètent, le diffus radotage du Lotus de la Bonne Loi et du Sukhâvatî-vyûha. Née et développée sur le terrain d'une des quatre grandes sectes primitives, celle des Sarvâstivâdins, l'école nous a semblé ainsi, vers son déclin, prête à verser dans ce Mahâyâna à l'avènement duquel — ne serait-ce que par ses prestigieuses idoles et la dévotion qu'elles surent inspirer — elle ne dut pas être étrangère. Elle aussi nous est apparue en pleine évolution et en train de passer du simple Buddha humain, de la taille des autres personnages, au gigantesque et surnaturel Bienheureux des dernières apothéoses; du Bodhisattva-prince que cette terre a vu dans le passé et du Bodhisattva-brahmane qu'elle verra dans l'avenir, à ceux de leurs congénères dont, présentement, fourmillent par myriades les autres univers.

v2.c14.s5.t5.10.4

Mais bien imprudent qui entreprendrait, dans l'état actuel de nos connaissances, de délimiter de façon précise les frontières iconographiques du Mahâyâna et du Hînayâna — ou qui négligerait de tenir compte du sensible retard que, dans leur commune évolution, l'écriture a toujours sur la langue et l'iconographie sur la religion.

v2.c14.s5.t5.11

¹ Cf encore t II p 16 les références citées dans la note 3

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¹ Cf t I | G25

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² Rhys Davids Dialogues part I p 78 109 etc

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disent du Buddha : « Il connaît par lui-même complètement, et il voit pour ainsi dire face à face tout l'univers, y compris les mondes d'en haut avec les dieux, Brahmâs et Mâras, et le monde d'en bas avec les religieux et les brahmanes, les princes et les peuples ; et, les ayant connus, il les fait connaître. »

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PLANCHES III-V.

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Les planches III-V n'ont d'autre objet que de mettre sous les yeux du lecteur les monnaies les plus intéressantes pour l'histoire de l'art gréco-bouddhique et de lui faciliter la comparaison de certains types numismatiques avec ceux qui se rencontrent sur les sculptures du Gandhâra. Qu'on n'y cherche donc pas un tableau exact, et encore moins complet, du monnayage de l'Inde du Nord-Ouest depuis Alexandre jusqu'aux Guptas.

v2.c14.s5.t5.17

Les spécimens réunis ici appartiennent aux cabinets des médailles de Londres, Calcutta et Lahore. Ils ont été reproduits, avec la gracieuse autorisation du Secrétaire d'État pour l'Inde et des Trustees du British Museum et de la Clarendon Press, d'après les planches des ouvrages suivants :

v2.c14.s5.t5.18

G = *The Coins of the Greek and Scythic Kings of Bactria and India in the British Museum*, by Percy Gardner. London, 1886.

v2.c14.s5.t5.19

Sm = *Catalogue of the Coins in the Indian Museum, Calcutta*, by V. A. Smith. Vol. I. Oxford, at the Clarendon Press, 1906.

v2.c14.s5.t5.20

Wh. = *Catalogue of Coins in the Panjab Museum, Lahore*, by R. B. Whitehead. Vol. I. Oxford, at the Clarendon Press, 1914.

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N'ayant aucune compétence spéciale en la matière, nous n'avons pu mieux faire que d'emprunter, à quelques détails près, les descriptions et les légendes (celles-ci sous leur forme complétée) aux auteurs de ces excellents catalogues : là où notre lecture des inscriptions en *kharosthî* présente un caractère original, c'est que notre confrère, le R. P. A.-M. Boyer, qui a bien voulu les revoir à notre intention, nous a suggéré quelque correction. Nous nous bornons, pour notre part, à signaler çà et là, entre parenthèses, les rapports les plus significatifs entre les monnaies et les monuments, en même temps que les identifications nouvelles que ces rapprochements ne peuvent manquer de suggérer à l'iconographe.

v2.c14.s5.t5.22

13 R Femme, supposée une danseuse, debout, de face costumée à l'indienne, les cheveux réunis en une longue tresse tenant dans la main dr un lotus (Mâyâ, symbolisant la Nativité du Buddha? Cf nos pl III, 14, IV, 4 et 13, et la fp 474) Légende en écriture brahmi Rajano Patalerasa

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14 — G IV, 9 (cf Sm II, 2) Monnaie de bronze rectangulaire, bilingue, «du roi Agathocle»

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Avers est du même type que ci-dessus (n° 13). Basileôs Agathokleous

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14 R Même type et même identification que pour le n° 13 Rajano Agathuklayesa

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15 — G XII, 6 (cf Sm V, 10) Monnaie de bronze rectangulaire, bilingue, «du roi sauveur Ménandre»

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15 R Tête d'éléphant, profilée vers la dr, saluant de la trompe et portant au cou une clochette (allusion à l'éléphant de la Conception? Cf notre pl IV, 1 et fig 148-149 160 a) Même légende que sur le n° 9

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Le revers porte une massue debout et la même légende que sur le n° 10

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16 — G XII, 7 Monnaie de bronze rectangulaire, bilingue, du même roi

v2.c14.s5.t5.30

16 R Roue ornée de parasols à l'extrémité de chacun de ses huit rayons d'après l'analogie des vieilles monnaies indiennes poinçonnées (cf par ex CUNNINGHAM Coins of Ancient India, III, 13) c'est le Dharma-cakra ou «Roue de la Loi» des Bouddhistes Même légende que sur les n° 9 et 15

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Le revers porte une palme debout et la même légende que sur le n° 10

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17 — G VIII, 14 (cf Sm III, 10, Wh IV, 220) Monnaie de bronze rectangulaire, bilingue, «du roi sauveur Diomède»

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17 R Les deux Dioscures debout, de face, appuyés sur leur lance (cf notre pl IV, 12) Basileôs Sôtêros Diomêdou

v2.c14.s5.t5.34

Au revers, taureau indien marchant vers la dr (cf sous notre pl IV, 4) Maharajasa Tratarasa Diyumedasa

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18 — G VIII, 10 (cf Sm. VI, 5, Wh VII, 590) Monnaie de bronze rectangulaire, bilingue «du roi invincible Philoxène»

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18 R Déesse debout, coiffée du modius, tournée vers la g, étendant la main dr et portant dans la g une corne d'abondance (Dèmèter ou Tychè? Cf notre pl III, 12) Basileôs Aniketou Philoxenou

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Même revers que pour le n° 17 Maharajasa Apadihatasa Philasinasa

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19-20 — G XIV, 6 (cf Wh VIII, 631) Monnaie de bronze rectangulaire, bilingue, «du roi sauveur Hippostratos»

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19 A Triton de face dont le buste s'achève en un pagne de nageoires et les jambes en replis serpentins (cf G XXXII 7 [monnaie de Téléphe] et notre fig 124); il tient dans sa main d étendue un dauphin, dans sa main g une pagaie (cf fig 126) Même légende que sur le n° 11

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²⁰ R Déesse portant une couronne crénelée (Cité, cf G I, 2 et nos fig 182 184, 409 b), tournée vers la g, elle étend la main dr et porte dans la g une palme (cf fig 88 a) Même légende que sur le n° 12

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PLANCHE IV

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MONNAIES DES ÇAKA PAHLAVAS

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Ces monnaies sont tantôt désignées par l'appellation globale d'indo-parthes (G et Sm) et tantôt divisées (Wh) en indo-scythes (Çakas) et indo-parthes (Pahlavas) leur étroite connexion est d'ailleurs admise par tout le monde

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1 2 — G XVI, 1 (cf Sm VIII, 1, Wh X, 5) Monnaie de bronze «du roi Mauès», imitée de celles de Démétrios (cf G III, 2)

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1 *V* Tête d'éléphant profilée vers la dr, saluant de la trompe et portant au cou une clochette, comme sur notre pl III, 15

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2 *R* Caducée (cf nos pl I, 4 et IV, 6 8) *Basileōs Mauou*

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3 — G XVI, 2 (cf Sm VIII, 2, Wh X, 1) Monnaie d'argent, bilingue, «du grand roi des rois Mauès»

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A l'avers, dieu, supposé Zeus debout tourné vers la g, et portant dans sa main p le long sceptre (cf notre pl IV 14) *Basileōs Basileōn Megalou Mauou*

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3 *R* Victoire ailée debout tournée vers la dr tenant de la main dr un diadème, tenant dans la p une palme nouée d'une bandelette (cf notre pl IV, 20) *Rajatirajasa Mahatasa Moasa*

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4 G XIX, 5 (cf Wh XII, 308) Monnaie de bronze, bilingue, «du grand roi des rois Azès»

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4 *V* Déesse, supposée Laksmi debout sur un lotus de face vêtue à l'indienne d'un long pagne pl ssé, le torse nu la main g sur la hanche la main dr repliée et tenant à la hauteur de la tête une fleur de lotus (Māyā, symbolisant la Nativité du Buddha cf nos pl III, 13 et 14, 13; et fig 475). *Basileōs Basileōn Megalou A ou*

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Au revers, taureau indien marchant vers la dr (cf sous nos pl III 17 et 18 allusion à la date de la Nativité et du Grand Départ comme sur la fig 3917) Même légende que ci-sous sur le n° 6

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5 6 — Wh VI, 195 (cf G XIV, 1) Monnaie de bronze, bilingue du même

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5 *V* Le roi, de face, accroupi à l'indienne sur un coussin la tête tournée vers la g le bras dr étendu et la main g tenant horizontalement l'épée Même légende que sur le n° 4

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6 *R* Dieu, supposé Hermès, marchant vers la g le bras dr étendu, tenant dans la main g le caducée (Pāncika? Cf nos pl IV 8 V, 8, 12) *Maharajasa Rajarajasa Mahatasa Ayasa*

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7-8 — Wh XI, 217 (cf G XIX, 2, Sm VIII, 15) Monnaie de bronze, bilingue, du même

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7 *V* Déesse supposée Déméter, assise sur un trône à dossier, coiffée du modius étendant le bras dr et tenant de la main g une corne d'abondance (cf nos pl III, 12 et 18, IV, 14 et 16 V 14 20 22 24 d'après l'analogie des fig 386 389 Hāritī) Même légende que sur les n° 4 et 5

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8 *R* Même type et même légende que sur le n° 6

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9 10 — G XIX, 10 (cf Sm VIII 16) Monnaie de bronze rectangulaire, bilingue, du même (imitée de celles de Mauès cf G XVII, 1, Wh X, 20)

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9 *V* Dieu, supposé Poseidon debout de face, le pied dr relevé et reposant sur l'épaule d'un petit génie vu à mi-corps supposé un Fleuve (sans doute un laksa cf fig 486 et 181 182) la main dr appuie sur sa cuisse la main g sur le trident (tiva avec le triçula? Cf notre pl V 16 18) Même légende que sur les n° 4 et 7

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10 *R* Déesse supposée une Ménade ou Bacchante debout de face vêtue à la grecque (cf fig 131) encadrée de vignes (cf fig 129) dont elle tient un cep dans chaque main (Pārvatī?) Même légende que sur les n° 6 et 8

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