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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v3.c16.s2.t1.8

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v3.c16.s2.t1.8

Language
French

v3.c16.s2.t1.8

La récolte est maigre; et ce ne sera pas une consolation d'ajouter que les autres races qui ont, pêle-mêle ou tour à tour, envahi l'Inde du Nord-Ouest, ne sont pas mieux partagées. Les épopées et les purāṇa accusent bien connaissance des Bâhlika ou Bactriens, des Çakas ou Scythes, et des Pahlavas ou Parthes, pour ne citer que les peuples qui nous intéressent : mais c'est tout juste s'ils font à ces barbares l'honneur de les nommer. Du cycle légendaire qui s'était formé autour de Kaniṣka, sur le modèle de celui d'Açoka, nous ne possédons pas la rédaction indienne ¹. La Rājatarangiṇī ² se borne à citer son nom et celui de deux autres rois « Turuṣkas ». Sans doute son souvenir avait été conservé au Kaçmîr tant par ses monnaies, encore courantes aujourd'hui, que par l'appellation de la ville qu'il y avait fondée. Mais on sait que ce n'est pas au Ier livre de la chronique kaçmîrienne qu'il est permis d'attribuer la moindre valeur chronologique; et pas plus que le paṇḍit Kalhaṇa, le lâma Târanâtha ne nous renseignera d'après les sources indiennes sur la date si controversée, et pour notre objet essentielle, de Kaniṣka.

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