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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v3.c16.s2.t2.31

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v3.c16.s2.t2.31

Language
French

v3.c16.s2.t2.31

pu faire également entre les productions de l'art hellénistique antérieur à la conquête romaine et celles des sculpteurs gandhâriens. Le moindre défaut de ces artistes tard venus et travaillant en des pays neufs, à l'abri du contrôle et de l'humeur fastidieuse des connaisseurs, est la manie de s'inspirer des œuvres en vogue, pour ne pas dire tout crûment l'habitude du plagiat. La loi du moindre effort devait inévitablement les y conduire, et c'est ainsi qu'ils trahissent à la fois, et si clairement, leur temps et leurs origines. Ici encore il suffira de récapituler les remarques notées chemin faisant. Nous avons déjà relevé, au cours d'un précédent volume, les scènes de Gigantomachie ou les Atlantes ailés qui rappellent la fameuse frise de Pergame; les jeux d'Amours renouvelés des *erotopægnia* alexandrins ; ou encore les quelques vestiges rencontrés d'un ordre indo-ionique apparemment antérieur à l'universel engouement pour l'acanthe corinthienne¹. Depuis, l'on aura vu cette liste s'augmenter de l'enlèvement de la Nâgî, imité de celui de Ganymède², et, enfin et surtout, de la plupart des types utilisés par l'iconographie. Qu'il s'agisse de celui d'Apollon ou de Zeus, de Dionysos ou d'Éros, d'Héraklès ou de Pan³, tous, dès leur apparition, se rattachent directement à des modèles hellénistiques; et cette fois aussi un tel faisceau d'emprunts ne laisse pas d'avoir son poids dans la balance. Où l'on devine que notre embarras commence, c'est quand il s'agit de préciser, parmi tant et tant de répliques, quels sont les spécimens parus les premiers.