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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v3.c16.s2.t2.35

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v3.c16.s2.t2.35

Language
French

v3.c16.s2.t2.35

Les motifs indo-iraniens. — Voici qui complique encore le problème : on ne voit aucune raison pour que les autres éléments qui entrent dans la composition du répertoire n'aient pas également participé à sa formation. Il n'y aurait en principe rien d'absurde à faire coïncider l'adaptation des motifs persans, palmettes, merlons, chapiteaux persépolitains, pyrée⁴, etc., avec la domination des Çaka-Pahlavas, si, chez ces demi-civilisés, il était seulement permis de parler d'une tradition artistique. Et peut-être se souvient-on que la question a déjà été posée de savoir s'il ne convenait pas de considérer comme « primitif » l'emploi, également constaté, des décors et des symboles (lotus, balustrades, arche en fer à cheval, arbre, trône, roue, *stûpa*, etc.) qui sont la plus authentique création du vieil art indien⁵. Rien ne serait même plus logique, nous l'avons reconnu, que de répondre par l'affirmative. Iraniennes ou indiennes, toutes ces reprises sont semblablement empruntées à ce que nous avons appelé l'ancienne école : et de même qu'à l'origine d'un métis au premier degré on a besoin de deux ascendants de race pure, aux débuts de l'école indo-grecque nous placerions au même titre les motifs caractéristiquement