L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v3.c16.s2.t3.10
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v3.c16.s2.t3.10
- Language
- French
v3.c16.s2.t3.10
Il nous apparaissait d'ailleurs de plus en plus clairement, après les brillantes controverses dont la Royal Asiatic Society avait été le théâtre, qu'une bonne part des difficultés tenait à ce que dès le début la question s'était trouvée mal posée. S'il est bien certain que, comme tout le monde, Kaniṣka a eu une date, il est infiniment douteux à nos yeux qu'il ait jamais été le créateur d'une ère². Sans doute il se peut que nous nous trompions, et nous ne demandons pas mieux que d'en recevoir la preuve : mais cette preuve est justement celle que les partisans de la fondation par Kaniṣka de l'ère Vikrama ou de l'ère Çaka ont été également impuissants à nous donner : et ainsi, jusqu'à démonstration du contraire, il y a tout intérêt à ne pas embrouiller les choses à plaisir en mêlant la question de l'ère à celle de la date. En termes plus précis, c'est de façon tout à fait arbitraire et purement gratuite que l'on a d'abord lu, sur la série des inscriptions portant au génitif le nom de Kaniṣka,