L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v3.c16.s2.t3.100
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v3.c16.s2.t3.100
- Language
- French
v3.c16.s2.t3.100
dique de façon assez claire. Si l'on songe que l'Égypte avec Alexandrie et la Syrie avec Antioche sont alors les centres industriels et commerciaux du monde méditerranéen, on ne voit pas pourquoi l'on chercherait ailleurs son centre artistique¹. En tout cas, pour aucun des faits qui concernent l'Inde, qu'ils soient d'ordre esthétique, économique ou politique, nous n'avons à nous écarter davantage vers l'Ouest. C'est de là que sont successivement venus les mercenaires qui l'ont conquise, et les marchands qui l'ont enrichie, de là que viennent encore le marin, le théosophe, l'apôtre que nous savons l'avoir visitée : pourquoi, jouant la difficulté, les artistes qui lui ont apporté les formules classiques auraient-ils eu à venir de plus loin ? Comme ceux des deux derniers siècles avant, ceux du 1er siècle après J.-C. qui conduisirent leurs pas jusque dans la lointaine Gandaritis, continuent à sortir des fameux ateliers d'Asie Mineure. C'est toujours au fond la même influence qui, avec des hauts et des bas, persévère à s'exercer par l'intermédiaire des mêmes agents. Ainsi l'on ne réussit pas plus à apercevoir de raison que de trace quelconque d'une transformation profonde de l'école gandhârienne : tout au plus celle-ci accusera-t-elle le contre-coup des modifications fatalement subies par l'art hellénistique au cours de cette longue période d'acclimatation en Orient.