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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v3.c16.s2.t3.61

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v3.c16.s2.t3.61

Language
French

v3.c16.s2.t3.61

De ces considérations d'ordre économique que devons-nous surtout retenir à notre point de vue? Au moins trois choses, semble-t-il. Tout d'abord sur l'immense circuit fermé qui mène ou ramène, par terre ou par mer, d'Alexandrie dans l'Inde, le Gandhâra occupe, pour ainsi parler, l'autre pôle de la courbe. Non seulement la grande route de terre y conduit directement ; mais le *Périple* nous avertit en propres termes qu'en dépit de la distance le grand port de Barygaza (Bharukaccha, Barotch, Broach), près de l'embouchure de la Narmadda — et non point seulement, comme on aurait pu s'y attendre, celui de Barbarikè, dans le delta de l'Indus — était considéré comme le débouché maritime de la Proclaïde². De fait, si Apollonios de Tyane est censé avoir gagné Takṣaçilâ à travers la Parthie³, c'est par la voie du Golfe Arabique que l'apôtre saint Thomas se serait rendu à la cour de Gondopharès. L'importance du fait que le Gandhâra se trouvait ainsi, de notoriété publique, à un nœud de la grande route du commerce international, n'échappera à aucun lecteur. En second lieu ce commerce portait avant tout sur des articles de luxe, les marchandises de choix étant par mer les pierres précieuses et les perles, par terre la soie : il en résultait des bénéfices considérables pour les exportateurs. Aussi est-ce le moment ou jamais de se souvenir que la clientèle des moines bouddhiques et la communauté elle-même se recrutaient plus volontiers dans cette caste des Vaiçyas¹, à laquelle nous devons également en Occident saint François d'Assise. Nous ne

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