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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v3.c16.s2.t3.75

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v3.c16.s2.t3.75

Language
French

v3.c16.s2.t3.75

Une contagion aussi déclarée de l'art n'a pu se passer de l'intermédiaire de ses agents ordinaires, les artistes : et par suite il y a de grandes chances pour que, dans le nombre de ceux qui travaillèrent alors au Gandhâra, il s'en soit glissé plus d'un tout frais émoulu des ateliers méditerranéens. Nous connaissons par ailleurs assez bien les gens de métier auxquels tant d'œuvres de sens disparates et de facture similaire doivent d'être nées vers ce même temps aux quatre coins de la terre. Certes ils n'avaient pas tous du génie, ni même du talent : d'ordinaire c'étaient des praticiens, plutôt que des artistes, mais apparemment bons à tout faire et prêts selon l'occasion à s'improviser peintres, sculpteurs, graveurs, ciseleurs ou fondeurs. Au besoin ils se faisaient aussi mosaïstes, mais nous ne nous souvenons pas qu'on ait encore retrouvé dans les fouilles gandhâriennes aucun spécimen de ce procédé. En tout cas leur habileté de main et la richesse de leur répertoire sont indéniables, indéniable aussi l'aplomb avec lequel ils s'attaquent à n'importe quel sujet. On sait de reste qu'un « Græculus », surtout quand la faim l'aiguillonne, n'est jamais embarrassé. On nous l'a montré, s'enfonçant dans les provinces à la recherche de généreux patrons, tombant le plus souvent sur des gens désireux de s'acquérir des mérites par quelque fondation pieuse, et toujours prêt à assurer contre argent la réalisation artistique de leurs vœux. Nous pouvons à présent le suivre, au delà des bornes de l'Empire, sur les grandes routes commerciales de l'Extrême-Orient : et sans doute