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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v3.c16.s2.t5.12

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v3.c16.s2.t5.12

Language
French

v3.c16.s2.t5.12

Ce qui ferait donner créance à cette anecdote, c'est qu'il y est question d'un motif de statuaire : au cas où quelque innovation était encore possible; c'était dans cette direction. De bonne heure il nous est apparu¹ que les images furent l'article le plus longtemps demandé et par suite exécuté au Gandhâra. A mesure que le souci de la biographie du Maître cède le pas au culte idolâtrique du dieu, on voit les scènes légendaires disparaître de la décoration des stûpa, laquelle finit par ne plus comporter que des alignements de statues. A cette évolution dans le choix des sujets paraît, d'autre part, avoir correspondu une transformation parallèle dans celui des matériaux habituellement employés. C'est durant cette période que, pour les deux raisons que nous avons déjà données², dut se généraliser l'usage du mortier de chaux, ou comme on dit communément, du stuc. Assurément ce procédé décoratif n'est nullement inconnu à notre antiquité classique, ni à la bonne époque de l'école du Gandhâra : mais jamais le bas prix de la matière ne l'aura davantage recommandé à l'appauvrissement graduel des donateurs, tandis que la facilité relative de l'exécution -- peut-être aidée sur le tard par l'emploi des moules -- n'aura pu manquer de tenter l'habileté décroissante des artistes. Aussi y a-t-il de fortes présomptions pour que, sur tous les monuments tardifs du Nord-Ouest, la substitution des idoles aux scènes figurées se soit accompagnée du remplacement de la sculpture sur pierre par le modelage en stuc.