L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v3.c16.s2.t5.43
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v3.c16.s2.t5.43
- Language
- French
v3.c16.s2.t5.43
LES DOUBLES RUINES. — Depuis que les fouilles sont enfin scientifiquement conduites, tout ceci a cessé d'être une pure vue de l'esprit, et le premier rapport de Sir Aurel Stein nous a apporté sur ce point les précisions attendues. Nous tenons à présent la preuve matérielle que, comme le suggéraient les documents écrits, une partie des anciens sanctuaires gandhâriens ont été réoccupés et au moins partiellement restaurés par les fidèles du VIIe au Xe siècle. Les excavations de 1912, à Sahri-Bahlol, ont mis une fois de plus au jour « nombre de ces petites plateformes, ordinairement carrées et décorées en stuc, qui servaient de bases à des stûpa et des vihâra isolés, et qui jadis s'entassaient à l'intérieur de toutes les places saintes(2) : or dans les deux tertres C et D (cf. fig. 486) plusieurs de ces plateformes avaient été utilisées, longtemps après leur destruction, comme place de dépôt pour des statues et des bas-reliefs de toute espèce. Un fait significatif, c'est qu'en certains cas les sculptures ainsi dressées autour de la base cachaient derrière elles une frise en stuc très endommagée et manifestement beaucoup plus ancienne. Mais il est encore plus intéressant de remarquer que, parmi les statues ainsi rangées et pour la plupart d'apparence tardive, il y en avait quelques-unes qui devaient avoir perdu leur