L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v3.c16.s2.t5.53
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v3.c16.s2.t5.53
- Language
- French
v3.c16.s2.t5.53
Cette fois, c'est fini : et désormais l'on pourrait reprendre au compte de l'école gréco-bouddhique l'exclamation que pousse Kalhaṇa¹ à propos de la dernière dynastie gandhârienne : « A-t-elle jamais existé ? » Certes le pays connaîtra encore bien des calamités et verra passer bien des conquérants : après les Perses, les Grecs, les Scythes, les Parthes, les Yue-tche, les Huns, les Turcs et les Arabes, ce sera le tour des hordes de Mohamed Ghori (1175), de Timour (1398-9), de Bâber (1505), de Nâdir Shâh (1738), d'Ahmed Shâh et des Afghans Dourrâni. Mais au point où en étaient ses ruines, elles n'avaient plus rien à redouter de ces périodiques dévastations. On peut même dire que l'incurie musulmane les aidait plutôt à se conserver sous leur couche protectrice de terre; c'est tout au plus si la paresse indigène trouvait son compte à en exploiter quelques-unes comme carrière pour les matériaux de construction. L'amour du gain ne fut même pas assez fort pour les déterminer à fouiller tous les stûpa qui jalonnaient la grand'route, et ils en laissèrent encore beaucoup à violer à l'indiscrète curiosité des premiers Européens survenus au commencement du XIXe siècle avec les Sikhs. En fait le déplorable vandalisme qui a achevé de bouleverser la plupart des ruines du pays et qui a causé tant de pertes irréparables à la science archéologique date, dans une large mesure, de l'annexion du Penjâb par l'Administration britannique, en 1848-49. Mais la suite est une histoire que nous avons déjà contée².
Linked texts (1)
- Rājataraṅgiṇī — Kalhaṇa, Sanskrit