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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v3.c16.s3.3

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v3.c16.s3.3

Language
French

v3.c16.s3.3

A première vue, ce mouvement peut sembler n'être que le prolongement direct de celui qui avait déjà apporté les procédés hellénistiques jusque dans le Nord-Ouest de l'Inde. D'un même irrésistible élan, l'influence artistique, grecque en son essence, de l'Empire romain se serait répandue jusqu'aux deux extrémités de l'ancien monde, de l'Atlantique au Pacifique. L'introduction des idoles gréco-bouddhiques au Japon ne serait plus que le pendant de celle de notre mythologie classique à Thulè. Bien mieux, le parallélisme des résultats s'éclairerait encore par celui des moyens : car ce sont toujours les grandes routes commerciales qu'empruntent ces disséminations artistiques, et les deux voies principales, l'une terrestre et l'autre maritime, qui mènent de l'Inde en Extrême-Orient, ne font, elles aussi, que prolonger celles qui, par terre et par mer, conduisent d'Europe dans l'Inde. Certes, nous ne contestons pas qu'à contempler les choses de haut, il n'y ait beaucoup de vrai au fond de ces vastes perspectives¹ : mais dès qu'on y regarde de près, comme c'est l'instant de le faire ici, le détail des faits se complique. L'expansion de l'art gréco-bouddhique ne se poursuit pas exactement suivant les mêmes lignes que celle de l'art gréco-romain : la première se sert d'un moyen de plus, mais en revanche a perdu quelques-unes des ressources dont disposait la seconde.