L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v3.c16.s3.t3.11
L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v3.c16.s3.t3.11
- Language
- French
v3.c16.s3.t3.11
Sur l'art bouddhique bactrien nous ne possédons en effet que de maigres informations. Fa-hien et Song Yun ont coupé au court entre Khotan et l'Indus², et ainsi sommes nous réduits sur le pays de Po-ho au seul témoignage de Hiuan-tsang. Tout d'abord les « cent couvents » qu'il mentionne à Bactres — autant qu'à Koutcha ou à Khotan, et beaucoup moins qu'à Kashgar — contrastent assez défavorablement avec les « mille » et davantage qu'il attribue au Gandhâra. Mais ce qu'il dit par ailleurs de l'antiquité des sanctuaires, de la beauté de leurs statues et du nombre de leurs stûpa — genre d'édifices qu'il éprouve pour la première fois le besoin de décrire³ — tout cela fait bien augurer des fouilles de l'avenir. Un mot jeté en passant, et que commente sa Biographie, prouve même qu'émule du Gandhâra, la Bactriane avait aussi essayé de s'ériger en terre sainte : pour mieux la faire ressembler au Magadha, les moines locaux n'hésitaient pas à qualifier modestement sa capitale