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L'art greco-bouddhique du Gandhara: etude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extreme-Orient v3.c16.s3.t3.22

L'art gréco-bouddhique du Gandhâra: étude sur les origines de l'influence classique dans l'art bouddhique de l'Inde et de l'Extrême-Orient v3.c16.s3.t3.22

Language
French

v3.c16.s3.t3.22

Le fait même que nous risquons une pareille assertion nous impose d'autre part la tâche d'exposer au moins en deux mots la façon dont nous comprenons, en ce cas, l'introduction de l'art gréco-bouddhique en Bactriane. Mais puisqu'il est entendu que nous nageons en pleine hypothèse, il ne faut pas craindre d'aller jusqu'au bout de la nôtre. Faisant état, en attendant mieux, des vraisemblances et des analogies, nous croirions volontiers qu'il a fallu attendre que le clan des Kuṣaṇas eût conduit les Yue-tche à la conquête de l'Inde du Nord, et que sur les monnaies de Kozoulo-Kadphisès se marquât, comme nous l'avons vu(1), une certaine accoutumance au Bouddhisme, prélude de l'éclatante conversion de Kaniṣka. Tout pesé, nous placerions les premières « fondations royales », dont Hiuan-tsang nous parle, dans la seconde moitié du 1er siècle de notre ère, et nous inclinerions provisoirement à penser que le IIe siècle a marqué, aussitôt après le plein épanouissement de l'école gandhârienne, celui de ses deux « filiales » les plus importantes comme les plus voisines, celle de Bactres et celle de Mathurâ. — Non pas que nous voulions pousser trop loin le parallèle entre ces deux cités : le fait que l'une était une ville sainte de l'Iran et l'autre de l'Inde souligne assez le contraste entre elles. Il nous suffit que, dans l'une comme dans l'autre, l'église des fidèles